Blog

Le ciné-club de Potzina : Mon film de chevet Edward aux mains d’argent

Ce mois-ci, au ciné-club de Potzina, c’est The Movie Freak qui nous proposait un thème ( qui était quand même un gros challenge) trouver son film de chevet, ce film dont on ne se lasse jamais.

Ça a été assez difficile de choisir, je dois le dire…

Et puis quoi de mieux qu’un film de chevet qui serait un conte sur l’origine de la neige avec sa magie, ses personnages étranges, et la douce musique de Danny Elfman pour s’endormir…

 

 

Un très grand classique de Tim Burton mais que j’ai vu et revu et re-re-re-re-re-vu.

L’histoire, vous la connaissez, celle d’Edward,un garçon créé par un inventeur (Vincent Price, rien que ça ) qui n’a pas eu le temps de le terminer et qui a eu la « brillante » idée de lui mettre des ciseaux bien affûtés à la place des mains.

johnny-depp-et-vincent-price-dans-edward-aux-mains-d-argent_width1024

Il est recueilli par Peg,une ambassadrice Avon qui avait sonné à la porte du château où il vivait seul depuis la mort de son créateur. Celui-ci a du mal à s’intégrer à sa nouvelle famille ainsi qu’à sa nouvelle vie…tantôt rejeté,tantôt jardinier ou même coiffeur, tantôt proie de toutes les célibataires du quartier… Il tombe amoureux de la fille de sa famille d’adoption, Kim. Une histoire d’amour impossible entre cette créature immortelle aux mains de ciseaux et la jeune fille mais un amour éternel que Kim protégera en le faisant passer pour mort auprès des habitants.

3012177949_1_3_viqltezn

 

Ce que j’aime dans ce film bien plus que ce qu’il raconte, c’est son ambiance.

Entre les décors antagonistes du quartier pastel, très années 60, tellement parfait qu’il en ressort presque quelque chose de malsain et celui de la colline et de son château, noir, angoissant mais finalement plus accueillant. D’ailleurs, le quartier montre au fur et à mesure son inhospitalité (notamment dans la scène de nuit où les buis taillés paraissent  monstrueux et hostiles).

edward3

 

Les personnages qui sont  des caricatures, représentant la normalité presque étouffante par leurs couleurs en contraste avec la créature sombre,timide et maladroite

.

1861

 

De même que sa critique de la société, avec le rejet de ce qui n’est pas considéré comme dans la norme. Dès le départ, on essaie d’intégrer Edward dans la normalité, de cacher sa part surnaturelle et étrange, en l’habillant et le maquillant.

blending-edward-scissorhands

Mais il s’avère que c’est son étrangeté  qui lui permet de développer un don extraordinaire pour la coupe ( je voulais vous faire une blague de mauvais goût avec un buisson et un des personnages mais je vous laisse l’imaginer vous même )

edward-aux-mains-d-argent

Un don que de suite on cherche à exploiter en l’exploitant mais en rejetant toujours autant sa différence jusqu’à ne voir finalement que cette dernière.

Certains ne verront dans le rejet des riverains pour Edward que la solitude que peut amener la différence, mais pour moi c’est  un film qui vous dit :

Soyez vous-même, ne devenez pas ce quartier conformiste et fermé !

Publicités

6 réflexions au sujet de « Le ciné-club de Potzina : Mon film de chevet Edward aux mains d’argent »

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s